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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 11:57

Libération d'une mineure séquestrée par un pédophile
C. C. le Figaro (?) 20/11/2008


Le pervers présumé était déjà sous contrôle judiciaire quand les gendarmes ont libéré sa victime.
 
Séduisant ses victimes sur Internet, Fabrice H. était sous contrôle judiciaire depuis le 28 août dernier quand il a été intercepté mercredi dans la Nièvre.

Le pédophile présumé venait de séquestrer plusieurs jours durant une adolescente de 14 ans rencontrée sur un site de dialogues en ligne. Âgé de 44 ans, le pervers avait déjà été interpellé une première fois à La Rochelle où il résidait en juillet 2007 pour avoir attiré des filles en surfant sur le Web sous le couvert de fausses identités.

Pour ces délits, il avait écopé d'un an de préventive et était assigné à résidence en Charente-Maritime. Il devait, depuis sa libération, pointer chaque semaine au commissariat. Mais, il n'a plus respecté les conditions de son contrôle judiciaire avant de retenir l'adolescente.


Le 14 novembre, la jeune fille avait fugué de l'internat de son lycée privé La Providence de Dieuze (Moselle) pour rejoindre le correspondant avec lequel elle «tchattait» sur Internet. Le même jour, pour brouiller les pistes ou se dénoncer, Fabrice H. avait appelé la gendarmerie pour lui livrer une histoire abracadabrante : il avait raconté qu'une de ses amies avait surpris une conversation sur Internet où il était question d'une certaine Angélique se trouvant aux mains de deux hommes l'obligeant à se prostituer.



Propos délirant

Pour asseoir son délirant propos, il avait fourni un numéro de portable. La brigade territoriale de Sarrebourg a fait le lien avec celui de la fugueuse recherchée et celui de Fabrice H., identifié et localisé à La Rochelle. Le commissariat local confirme aux gendarmes que le pédophile s'était volatilisé. Placé aussitôt sous géolocalisation, son mobile a activé une borne dès mardi à Quinssaines (Allier) où il s'était rendu en compagnie de sa victime au volant de vieille Rover. Après avoir repéré son véhicule, plusieurs brigades de gendarmerie du Cher, de l'Allier et de la Nièvre l'ont pris en chasse alors qu'il se dirigeait vers Nevers. C'est une patrouille de Saint-Pierre-le-Moûtier qui a arrêté mercredi Fabrice H. alors qu'il s'enfuyait à travers champs. L'adolescente, qui ne semble pas avoir été violentée, devait retrouver aujourd'hui ses parents.

Cette affaire présente de troublantes similitudes avec celle de ce SDF de 43 ans arrêté en 2007 à La Rochelle : après s'être fait passer pour un faux gendarme de 19 ans, il avait piégé une jeune internaute des Vosges.





Une ado de 14 ans séquestrée pendant six jours par un pédophile
Le Parisien Jean-Marc Ducos, Stéphane Sellami, avec A.B. | 20.11.2008


A la recherche depuis plusieurs jours d’une jeune fille de 14 ans, les gendarmes de la Nièvre ont réussi, hier, à récupérer l’adolescente saine et sauve. Cette dernière se trouvait dans la voiture d’un homme de 44 ans, connu pour des faits de pédophilie. Les militaires ont déployé d’importants moyens pour remonter, au plus vite, la piste de la disparue prénommée Anne* ainsi que celle de l’homme retrouvé en sa présence.


 
Plusieurs brigades ont été mobilisées après l’annonce de la disparition de la collégienne, le 14 novembre, à la sortie de son internat privé situé à Dieuze (Moselle). Selon les premiers éléments de l’enquête, l’adolescente a quitté volontairement son établissement scolaire pour aller rejoindre l’adulte, rencontré via le Net. « Elle a pris le train pour se rendre à La Rochelle (Charente-Maritime) et rejoindre l’homme qu’elle avait rencontré sur Internet, confie une source proche de l’affaire. Ils avaient pris l’habitude de dialoguer ensemble via une messagerie. »



C’est notamment en étudiant l’ordinateur de la collégienne que les gendarmes ont été mis sur la piste de son mystérieux interlocuteur. Très rapidement, Fabrice H. est localisé dans un foyer à La Rochelle. « Après plusieurs jours de recherches, les gendarmes ont pu situer, grâce à la géolocalisation, le téléphone portable du suspect, ajoute la même source. L’appareil a été repéré, mardi, dans le département de l’Allier. Le portable de la jeune fille était, lui, coupé par intermittence depuis le 15 novembre. »



Aussitôt, plusieurs patrouilles étaient disposées dans les départements du Cher, de la Nièvre et de l’Allier. Hier, vers 12 h 30, des militaires de la brigade de Saint-Pierre-le-Moûtier croisent la route de Fabrice H. au volant de sa Rover 400. A côté de lui, les gendarmes croient identifier la jeune disparue. Une course-poursuite s’engage. Après quelques kilomètres, Fabrice H. quitte l’autoroute A 77 avant d’abandonner son véhicule à la hauteur de la commune de Challuy et de poursuivre sa fuite à pied. Rapidement interpellé, il devrait être transféré aujourd’hui à La Rochelle pour être entendu. Dans sa voiture, les gendarmes ont retrouvé Anne, qui n’était pas entravée.
« On sait que l’homme interpellé a été incarcéré pendant 11 mois après avoir recruté des mineurs via Internet, explique un proche de l’affaire.



« L’homme devait se présenter régulièrement au commissariat »
Il avait recouvré la liberté le 28 août. Il était depuis placé sous contrôle judiciaire et devait se présenter régulièrement au commissariat de La Rochelle. Il ne s’était plus rendu au commissariat depuis le 14 novembre. » Selon une source proche de l’enquête, Anne n’aurait pas été maltraitée par son ravisseur. « Des analyses médicales vont cependant être effectuées, même si elle est à première vue en bonne santé », précise la même source. Elle aurait ensuite passé la nuit dans un hôtel situé à La Varenne-sur-Allier. « Les conditions de son séjour avec le suspect restent à déterminer, explique un enquêteur. Etait-elle retenue contre sa volonté ? Personne ne peut le dire pour l’instant. Le suspect devra s’expliquer sur la présence de cette mineure à ses côtés, et sur leurs activités depuis le 14 novembre. » Un élément intrigue les enquêteurs : Fabrice H., quelques heures après la disparition d’Anne, aurait contacté les gendarmes d’Indre-et-Loire pour leur expliquer qu’une de ses amies avait surpris une conversation sur Internet disant qu’une dénommée Anne allait être livrée à un réseau de prostitution par deux hommes.
* Le prénom de la victime, mineure, a été modifié.





Un pseudo peut cacher n'importe qui !!!
From ???

Les études scientifiques recoupent ce que n’importe quel internaute devine de manière intuitive en surfant sur la toile. Ainsi une étude de l’université du Maryland montre que les participants aux forums et espaces de discussion sur Internet qui utilisent des pseudonymes féminins reçoivent 25 fois plus de messages à caractère sexuel que leurs homologues qui eux ont des pseudonymes neutres, ou masculins.
 En moyenne, un participant à un forum ou un salon de discussion qui utilise un pseudonyme féminin reçoit 163 messages privés à caractère sexuel…par jour. L’étude de l’université du Maryland s’est concentrée sur les « chat room » de IRC  , qui est un service très populaire aux Etats-Unis, mais qui présente des niveaux de sécurité très aléatoires, selon l’étude.

Méthode simple

La méthode de recherche est très simple. Les chercheurs se sont connectés à divers salons de discussion en prenant des pseudonymes féminins, masculin, et neutres. Ces salons de discussion avaient des thèmes divers. Ils ont ensuite compté le nombre de contacts privés qu’ils recevaient, et ont étudié le contenu des messages. Le rapport officiel de cette étude sera rendu public .




De "hello" à "intimate services"

"Certains messages à destination de pseudonymes féminins étaient innocents, tandis que d’autres étaient sexuellement explicites ou menaçants" mentionnent les chercheurs. En effet, si certains messages ont des contenus tels que "hello" ou "care 2 intro ?", d’autres sont beaucoup plus suggestifs, "feeling horney" ou "intimate services" remportant la palme du mauvais goût.



Pseudonymes neutres

Les chercheurs recommandent donc aux parents de donner comme consigne à leurs enfants de prendre des pseudonymes neutres afin d’éviter de se retrouver avec des intrusions salaces sur leurs écrans. "Les parents devraient prévenir leurs enfants de ces risques, et conseiller aux jeunes enfants de créer des pseudonymes neutres" mentionne un des chercheurs.



Un travail de parent

"Les messages ciblés sur le genre et les stéréotypes qui en découlent sont très importants dans les salons de discussion. Certaines personnes utilisent la protection de l’anonymat de l’Internet pour envoyer des messages provocateurs, souvent basés sur leurs suppositions à propos de celui qui reçoit le message, et ce avec très peu d’information initiale. Les parents devraient prendre conscience de cela mais ils préfèrent souvent fermer les yeux à ce sujet parce qu’ils ne savent pas que faire par rapport à ça" souligne un chercheur de l’université du Maryland. Ce chercheur conseille aux parents de commencer à discuter de ce sujet avec leurs enfants dès qu’ils ont 10 ans. Mais il ne faut surtout pas interdire selon elle l’usage des salons de discussion, parce que cela renforce l’idée de la transgression de l’interdit, avec tous les risques qui en découlent.



Danger pour les mineurs

"Asseyez vous et ayez des conversations régulières sur ce qu’ils font, et ce que cela implique. Beaucoup d’enfants sont très naïfs à propos de tout cela et croient que cela ne peut pas leur arriver" dit elle. Par ailleurs, ce chercheur explique que les garçons peuvent être victime tout autant que les filles de ce type de problème, mais qu’ils considèrent souvent qu’ils sont moins en danger face à de tels agissements, ce qui renforce peut être plus encore le risque.






La divulgation de données personnelles 

En 2005, selon un rapport parlementaire, 470.000 sites pédophiles ont été découverts
From : e-enfance.org

 


Attention, ne donne jamais ton nom, ton adresse, ton numéro de téléphone,ton mot de passe.

Sur ton blog, sois prudent.
Le contenu ou les photos que tu y mets peuvent être utilisés à ton insu par des personnes malhonnêtes.   

Attention à ne pas divulguer tes informations personnelles : lors d’inscriptions à divers services Internet ou logiciels (messageries instantanées, chats, partage de fichiers…) ou concours à des inconnus dans un chat, sur une messagerie instantanée , en répondant à des SMS commerciaux sur ton téléphone portable, en discutant avec tes partenaires « virtuels » de jeux

Les données personnelles sont devenues une valeur marchande et il est dangereux de les divulguer car elles peuvent tomber entre les mains de personnes mal-intentionnées (notamment des réseaux de prostitution qui sont à la recherche de proies faciles).

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 10:52

Parents d'élèves contre enseignants : le médiateur pris d'assaut


Marie-Estelle Pech
24 juin 2006, (Rubrique France)  le Figaro

Plus de la moitié des réclamations émanent désormais des familles. Le ton monte facilement pour un professeur absent ou une sanction disciplinaire.  
 
Les tensions entre parents et enseignants ne s'apaisent pas. En 2005, le nombre de conflits s'est même accru dans les établissements scolaires. Parmi les 5 500 cas que les médiateurs de l'Éducation nationale ont eus à traiter, pour la première fois, la majorité des plaintes provenaient de parents ou d'étudiants : 53% des recours en 2005 contre 49% en 2004. Jusqu'alors, les réclamations émanaient essentiellement des personnels de l'Éducation nationale pour des problèmes de mutations. Malgré tout, le taux de règlement des conflits par le médiateur dépasse 80%.
 
Les parents de collégiens et de lycéens saisissent de plus en plus facilement les médiateurs de leur région car ils demandent «plus de résultats» aux établissements et aux enseignants, a souligné hier le médiateur national, Jean-Marie Jutant : «Ils exigent plus de transparence. Les enseignants sont parfois sur la défensive, ne prennent pas assez le temps d'expliquer. D'où un climat de tension qui peut aller jusqu'au pugilat verbal», explique-t-il.
 
Il arrive notamment que le médiateur soit saisi de plaintes collectives de parents sur le manque d'implication d'un enseignant et l'inaction de sa hiérarchie face à cette situation. Ils se plaignent par ailleurs régulièrement de non-remplacements de professeurs absents. Quand ils ne vont pas directement devant les tribunaux, tel ce jeune Lyonnais, «victime» d'un 6 en philo au bac, attribué aux absences répétées de son professeur.
 
En matière de discipline des élèves, le conflit s'envenime souvent rapidement. Ainsi, le père d'une collégienne sanctionnée avait demandé des explications au chef d'établissement. Ce dernier avait fini par lui signifier «qu'il n'avait qu'à retirer son enfant du collège». Et le ton de monter entre les deux hommes...
 
En cas de sanction, les parents ont le droit de demander des explications, rappelle le médiateur, qui invite les responsables à garder leur sang-froid. À l'inverse, il n'est pas toujours possible de dialoguer avec certaines familles qui considèrent avoir «tous les droits». À Paris, une mère a récemment remué ciel et terre parce qu'elle ne comprenait pourquoi son fils ne pouvait pas garder sa casquette au sein de l'établissement scolaire : «J'ai essayé de convaincre la mère qu'il ne fallait pas faire monter ce conflit...», raconte le médiateur parisien.
 
Problèmes d'orientation
 
Les principales préoccupations des parents sont les questions d'orientation et d'affectation de leurs enfants (44% des demandes). Les demandes de désectorisation à Paris sont légion, pour obtenir un «grand lycée». Certains parents ont pu se plaindre d'une orientation forcée : un lycée avait obtenu la promesse d'ouverture d'une classe de première «d'adaptation» pour adolescents en difficulté à condition d'y inscrire quinze élèves mais le proviseur n'avait trouvé que onze volontaires. Sommé de trouver les quatre manquants en une heure (sic !) par son inspecteur, il a fini par inscrire sans le prévenir un adolescent pourtant bon élève et désireux de préparer un bac professionnel ! Désemparés, les parents ont saisi le médiateur qui a trouvé une solution. 
 

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